Perdre un être cher est une épreuve éprouvante, surtout dans des circonstances mystérieuses. Une mort suspecte ajoute beaucoup d’émotions à la famille. Il est difficile de faire son deuil lorsque la véritable cause du décès présente encore des zones d’ombres. Il y a une longue bataille pour atteindre une vérité à la fois douloureuse et dure à accepter.
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Une mère décide de défier les interdits avec courage et dignité et d’entrer dans les coulisses du corps médical, un lieu tabou qui se garde bien de dévoiler les erreurs médicales des médecins. Dans Un coup de tonnerre dans un ciel serein publié aux éditions Syllepse, Michèle Edaine nous livre un témoignage émouvant et poignant sur la mort subite et violente de son enfant unique, Florence Edaine, à l’hôpital psychiatrique de Moiselles (Val-d’Oise), le 14 mars 2004, six jours après son hospitalisation.
Michèle Edaine a écrit ce livre comme un journal intime, mais il se lit aussi comme un roman. Elle révèle des événements véridiques depuis la mort de Florence jusqu’à nos jours.
Dès sa naissance, Florence était une jeune fille charmante et intelligente. Elle a grandi dans la chaleureuse maison de ses parents. Jeune femme, elle promettait un bel avenir, une carrière professionnelle, un compagnon bienveillant et une vie sociale équilibrée. A 28 ans, c’était une jeune femme épanouie qui profitait activement de chaque instant de sa vie. Elle avait une personnalité équilibrée et aucun antécédent de maladie mentale.
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Le père est décédé d’un cancer foudroyant et ce fut une épreuve pénible pour la mère. Florence l’a accompagnée avec soin et bonté dans cet horrible deuil. C’était une perte difficile pour elles. Le temps a apaisé leur douleur.
La vie de Florence a basculé lors d’une soirée entre amis. Elle a développé des symptômes de bouffées délirantes et a dû être hospitalisée d’urgence. Elle-même a admis vouloir un traitement. Michèle ne reconnaissait plus sa fille. Les incompréhensions se mêlent à la panique. Malgré les soins prodigués à la maison, Florence était toujours hyperactive. Cette transformation brutale était préoccupante.
Sur les conseils de son médecin de famille, elle fait les démarches nécessaires pour faire hospitaliser sa fille, mais elle est inquiète. Cependant, elle croit aux services médicaux.
Dès lors, une plongée vraiment terrifiante a commencé, avec un mélange d’ambiguïté et de non-dits. L’hospitalisation de Florence a soulevé de nombreuses questions pour son entourage, et personne ne leur a apporté de réponses précises et véridiques. Le personnel médical, y compris les infirmières et les médecins, fournissait à Michèle Edaine des explications vagues, incertaines et fausses. Mais au fond, elle s’est tournée vers le corps médical, leur faisant confiance comme nous tous. Malheureusement, la réalité derrière les murs est bien différente. Personne ne divulgue la vérité ou les rapports médicaux.
Il n’y avait personne pour soutenir la famille, et aucune écoute attentive et bienveillante. Au lieu de cela, nous réalisons que les mensonges se dévoilaient page après page essentiellement après le transfert immédiat à l’hôpital de Moiselles.
Florence a reçu un traitement agressif. Agression physique et sexuelle présumée. La charmante et intelligente jeune femme est devenue émaciée et inconsciente. Et Michèle n’a pas pu entrer en contact avec sa fille, qui était isolée. C’est barbare. J’ai l’impression que son état s’est considérablement détérioré en raison du manque de soins appropriés lors de son hospitalisation. Elle a été incomprise et abandonnée.
Tout se passa très vite en quelques jours et la tragédie arriva violemment. Florence décède seule dans une chambre de manière cruelle et inhumaine. Michèle apprend la nouvelle par l’intermédiaire d’une infirmière indifférente. Le choc pour tout le monde. Depuis, Michèle Edaine entame une longue bataille pour dénoncer les coupables, éclater la vérité pour Florence et bien d'autres avant elle.
Au fil des années, les médias, journaux et télévisions, entre autres, ont relaté le combat impitoyable d’une mère dévastée, blessée dans une douleur indicible, mais persévérante en mémoire de Florence malgré l’hostilité de la justice et de la médecine. La mort de Florence Edaine a affecté de nombreuses personnes proches et lointaines. Et la perte de Michèle Edaine a suscité la sympathie de beaucoup, moi y compris, parce que j’ai lu le livre. Je suis profondément attristé que tout se soit passé si vite en quelques jours et que la tragédie soit arrivée si violemment.
Dans ce livre, nous découvrons les faits réels, nous donnant des anecdotes de ses amies proches, des dépositions reflétant des atrocités etc.
Le témoignage est fort et intime, j’ai réalisé les difficultés qu’a pu avoir Michèle Edaine à mettre sur papier cette douloureuse épreuve. Elle a su soigneusement développer toutes les étapes qu’elle a traversées et je ne pense pas qu’aucun détail n’ait été oublié. Certains passages sont durs, alors j’ai laissé le livre sur mon chevet pendant quelques jours afin de souffler sur ces vérités viles et horribles. Il faut en parler et dénoncer les agissements des services hospitaliers.
Florence Edaine s’est soudainement envolée, laissant un bel avenir, mais surtout une mère éternellement endeuillée et dévastée par le chagrin. Un coup de tonnerre dans un ciel serein est un livre à lire absolument et à faire circuler autour de vous.
Le Pitch:
« J’ai une mauvaise nouvelle, Madame Edaine, votre fille est décédée… Ne restez pas seule ! » C’est ainsi que Michèle Edaine apprend le dimanche 14 mars 2004 le décès de sa fille Florence, qui avait été hospitalisée six jours auparavant, dans les services psychiatriques de l’hôpital de Moiselles (Val-d’Oise).
Souffrant de « bouffées délirantes », elle avait été accueillie dans un premier temps dans une clinique, qui s’en était rapidement débarrassée dans de mystérieuses conditions vers l’hôpital. À l’insupportable douleur de la perte de son enfant, va s’ajouter, pour Michèle, un long parcours judiciaire pour faire éclater la vérité sur les circonstances de la violente disparition de sa fille. Une bataille qu’elle engage auprès de nombreuses autres institutions (Ordre des médecins, Agence régionale de santé…) qui, les unes après les autres, renoncent à faire éclater la vérité.
Au terme de plusieurs années d’enquête et de procédures, deux médecins sont condamnés en première instance, puis relaxés par une cour d’appel. Michèle Edaine nous propose ici un témoignage poignant, l’immersion dans un combat pour la vérité et la justice et nous alerte sur les dysfonctionnements de la psychiatrie. « Ce coup de tonnerre dans un ciel serein », selon les mots d’un expert, est devenu un parcours fatal pour une jeune femme à l’orée de sa vie.